Ressources pour l’Après-Temps

Cet article, écrit par Ailes d’Ange et d’abord publié sur Le dortoir du CLV, a pour vocation d’aider les participant-es au journal de l’Après-Temps, en faisant une synthèse de ce qui a déjà été dit dans les précédents numéros, ou décidé au cours du feuilleton (avec pas mal d’inventions en plus). Celles et ceux qui souhaitent en apprendre un peu plus sur l’arrière-plan du CLV, c’est-à-dire la situation politique, économique, sociale, etc, en 2057, trouveront également leur bonheur ici !

Bien évidemment, cet article n’est pas exhaustif : on est loin d’avoir fait le tour de notre univers en 2057… N’hésitez pas à proposer de nouvelles idées, à débattre entre vous dans les commentaires !

Il y a peut-être des incohérences, même si on leur a fait la chasse. N’hésitez pas non plus à les signaler.

Bonne lecture !

 

 

Extraits de journaux sur l’organisation politique :

 
 
Le 18 mars 2046

L’avant NONU par les pays Asiatiques et Européens

La semaine prochaine, les États de l’ex-Europe, c’est-à-dire :

– la France et l’Allemagne, qui ont fusionné dans un Système de Coopération Intensive politique, Économique et Culturelle (SCIPEC) sous le nom de FranDeusch,
– l’Espagne et le Portugal, également liés par un SCIPEC connu sous le nom d’Ibérie,
– le Royaume-Uni,
– l’Alliance des Pays Nordiques (ex Suède, Norvège et Finlande),
– les Balkans,
– la Nouvelle Yougoslavie,
– la Grèce,
– la Rouma-Bulagaria (ex-Roumanie et Bulgarie),
– l’Empire de l’Europe Centrale (ex-Pologne, Hongrie, Slovaquie, République Tchèque et Autriche),
– l’Italie,
– la Grande Ukraine (ex-Ukraine, Moldavie et Biélorussie),
– et la Russie
se rendent à une conférence avec :
– l’Union des Pays Asiatique (comprenant l’ex Chine, l’ex Japon, l’ex Inde, ex Népal, ex Bangladesh, ex Bhutan),
– la Corée Unifiée
– et SEA (Sud Est Asie : ex Vietnam, ex Laos, ex Thaïlande ex Myanmar et ex Cambodge)

pour discuter d’un plan sur le nouvel ordre mondial avant la prochaine réunion mondiale du NONU (Nouvel ONU). Notons l’absence des États-Unis lors du dernier rassemblement de crise de juillet 2045 et l’intention proclamée de celui-ci de ne pas se mêler aux décisions d’ordre mondiale.

 

 

Le 19 mars 2046

La conférence des pays Européens et Asiatiques

Débutée hier, cette conférence entre les chefs de gouvernements de la plupart des pays du continent Eurasiatique a déjà réveillé des tensions entre les différents États, notamment sur la question de l’économie, abordée dès son ouverture. Si la plupart des États se sont ralliés à un modèle économique à mi-chemin entre le capitalisme et le communisme, le SEA et la Russie affichent leurs doutes sur la réussite de ce modèle proposé par le jeune économiste du Royaume Uni, Adam Rowlinggall, âgé seulement de 21 ans, et l’économiste française de renommée internationale Justine Dujardin.
Aujourd’hui, les États devraient aborder les domaines de l’environnement et de l’éducation, deux gros sujets sur lesquels les débats promettent d’être longs et importants.
Les États Africains ont enfin annoncer la date de leur conférence pré-NONU ; ils devraient se réunir le 23 mars.

 

 

Le 20 mars 2046

L’éducation : une priorité pour les pays, d’après la conférence pré-NONU d’Eurasie

Le président Italien Marco Bossolasco a déclaré, au sortir d’une longue journée de débats en huis-clos, que l’éducation des jeunes était une nécessité pour repartir sur de bonnes bases et que la plupart des pays ont décidé de créer un programme scolaire axé autour de la préservation de l’environnement et l’épanouissement des jeunes.
Le rapport indique une importance nouvelle accordée à la botanique, aux sciences naturelles, à l’écologie, mais aussi aux sciences spatiales. De plus, le programme de chaque collège doit prévoir des moments dédiés à l’art, au sport, à des travaux manuels visant à l’autosuffisance en nourriture. Enfin, le rapport stipule que des accompagnements suivis des élèves doivent être effectués par les professeurs pour qu’ils s’épanouissent et qu’ils choisissent un cursus scolaire qui leur convient.
Tous les pays présents à cette conférence ont signé cet accord, précise enfin Marco Bossolasco.

 

 

Le 23 mars 2046

Annonce des États-Unis

Alors que les États Eurasiatiques sont en pleine conférence pré-NONU, que les États Africains ont annoncé leur date pour se réunir et que les États de l’Amérique sont en discussion pour en fixer une, les États-Unis d’Amérique ont annoncés officiellement dans la presse « un fort désir d’autonomie face au danger de mondialisation », en regard « aux catastrophes où nous ont menés une internationalisation et une concurrence économique toujours plus forte » qui « [ont] plongé le monde dans une profonde détresse et un soubresaut d’agonie ». Le Gouvernement États-unien a fermement déclaré sa volonté de ne pas être mêlé aux questions d’ordre mondial et la fermeture de ses frontières pour « ne plus être embarqué dans une entreprise de démolition de la planète et des populations ».
L’annonce de cette ex-puissance mondiale a bouleversé la planète. Gorgio Fernadez, le premier ministre ibérique, a déclaré que « cette annonce imprévue des États-Unis est une conséquence regrettable des bouleversements subis ces dernières années. Nous comptions sur ce pays qui occupait autrefois le statut de leader mondial pour avancer avec nous dans une reconstruction raisonnée de notre monde en collaboration internationale. Mais si la décision a été prise d’entreprendre la restauration autonome et strictement interne de ce pays qui, je le rappelle, a été très fortement touché par les Catastrophes de 2043, je ne peux pas m’y opposer. » Le ministre des affaires étrangères de l’Afrique Méridionale ou Méridion (ex Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Angola, Zambie et Malawie) a quant à lui annoncé que tous les États se doivent, à l’image des États-Unis, de rester libres et de ne plus retomber dans les travers du passé, et que cette voie ouverte par l’ancien leader mondial ne devrait pas être condamnée et rejetée.

 

 

Le 24 Mars 2046

Pré-Conférences NONU Africaine et Américaine

L’annonce des États-Unis a retenti avec une telle force que le début de la pré-Conférence Africaine en est presque passée inaperçue.
Celle-ci, réunissant :

– l’Afrique Méridionale,
– le Magreb (ex-Algérie Tunisie et Maroc),
– les Pays du Golfs (réunis dans un SCIPEC),
– LEST (Lybie, Egypte, Soudan et Tchad réunis par un Contrat d’Entraide de Décision et Gouvernement, ou CEADG),
– la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Burkina-Faso (liés par leur Pacte de Soutien et d’Aide),
– et les autres pays (identiques à ceux d’avant les Catastrophes d’un point de vue géographique),
a débutée hier matin sur un sujet très important à leur yeux : l’éducation.
« L’éducation est l’avenir de nos pays. S’ils étaient pauvres jusqu’au milieu de ce siècle, c’était à cause du manque d’éducation. S’ils se sont vite relevés et sont devenus puissants, c’est grâce aux enfants, aux jeunes, à leur dynamisme et aux travailleurs. Si nous conjuguons Dynamisme et Travail, nos pays prospèreront. Et cet avenir passe par l’éducation des enfants. » déclare ce matin le roi du Congo. « Nos enfants se verront encadrés par un corps enseignant apte et attentif. Ils étudierons les sciences d’avenir (les sciences spatiales, les sciences naturelles et les sciences de l’énergie), les sciences de mémoires (la littérature moderne et anciennes, deux langues vivantes, les Arts & Cultures et l’histoire) et les sciences sociales et sociétales (décryptage politique, social et juridique ; la philosophie ;  la religion et la morale.) »
La présidente de LEST ajoute : « Des Collèges spécialisés pour l’accueil des enfants Talentueux seront mis en place, afin qu’ils côtoient un groupe éducatif adapté et capable de leur apprendre à vivre avec leur différence, dans un soucis d’épanouissement des jeunes. Ces collèges, répartis de façon égale sur le territoire, devront mettre en place une section pour l’accueil de ces jeunes sans délaisser l’accueil des jeunes non Talentueux. »
Notons que les pays Eurasiatiques n’ont pas annoncé de façon commune de traiter le cas des élèves Talentueux.
La présidente du Brésil a annoncé en fin de journée que les pays américains se réuniraient à compter du 30 mars.

 

 

Le 31 mars 2046

L’Amérique en délibération sans les USA

Le Brésil, terre d’accueil de nombreuses conférences, abrite la conférence pré-NONU des pays américains sur son sol depuis hier. S’y sont retrouvés les représentants de l’Argenti-Chili (SCIPEC réunissant l’es Argentin et l’ex Chili), du Mexique, de l’UPAC (Union des Pays de l’Amérique centrale), du Canada-Sud Démocrate (partie sud de l’ex Canada), du Nord-Canada (partie nord de l’ex Canada et l’Alaska), du Pérou, de la Bolivie, du Venezuela, de la Colombie, d’Antigua-et-Barbuda, (……………………..). Cette conférence, après avoir permis la garantie des liens de pays et de coopération économique et discuté du cas des États-Unis, s’est tout de suite dirigée vers l’éducation.
Au sortir de la discussion, le Prince du Pérou et l’ambassadrice du Canada-Sud Démocrate ont déclaré : « Pour chaque pays, il est essentiel de penser à sa population, qui est la base de son existence. Et pour chaque pays, il est essentiel de penser à l’avenir de cette population, afin qu’il se présente de la façon la plus favorable possible. Et selon tous les pays, le meilleur moyen d’avoir un avenir est de le préparer avec les jeunes en leur offrant une éducation solide et qui leur permettra d’avancer loin dans leur vie. C’est pourquoi les Pays d’Amérique ont décidé de fonder leur système éducatif sur les notions de mémoire, de civisme, de respect de la nature, de l’innovation et de l’avenir, et enfin de l’art. Les élèves devront être encadrés par un personnel adapté à leurs aptitudes, souhaits et difficultés. »
Quand un journaliste leur a demandé comment ils pensaient gérer le cas des Talentueux, le Prince du Pérou, le jeune Marco Rodrigues, a déclaré « Ces jeunes devront recevoir une éducation qui prenne en compte leur Talent auprès de professeurs qualifiés. Ils devront apprendre à gérer leur Talent afin qu’ils ne se mettent pas en danger, ou qu’ils ne mettent pas autrui en danger « .

 

 

La même chose dite d’une autre façon :

 
 
¤ Parmi les États d’avant 2043 :
– certains sont restés comme ils étaient avant : les États-Unis, le Royaumes-Uni, l’Italie…
– d’autres ont mis en place une alliance nommée SCIPEC (Systèmes de Coopération Intensive Politique, Économique et Culturel) : la France et l’Allemagne dans la Frandeusch, l’Espagne et le Portugal dans l’Ibérie…
– d’autres encore sont liés par des alliances différentes mais ayant à peu près le même impact : Alliance des Pays Nordiques (Finlande, Suède et Norvège)…
– enfin, certains ont carrément fusionné en un seul nouveau pays : Rouma-Bulgaria, l’Empire de l’Europe Centrale, la Corée Unifiée….
 
¤ Le système de décision est multiscalaire (= il prend place à plusieurs échelles) :
– le pays prend des décisions mineures, mais peut s’opposer occasionnellement (à part certains États qui font bande à part) à des décisions communes.
– les Réunions Continentales (l’Eurasie, l’Afrique, l’Amérique, le Moyen-Orient et l’Océanie) prennent les décisions importantes : l’éducation, l’économie… Certains États ont décidé cependant de ne faire parti d’aucun groupe : les États-Unis et la Nouvelle-Zélande.
– le NONU (Nouvel ONU) : les décisions sont débattues, mais rarement condamnées.
 
¤ Les différents types d’établissements déjà croisés:
– en Eurasie : les rapports indiquent les axes que doit suivre l’éducation mais ne précisent pas comment « gérer les Talentueux ».
– l’Italie semble avoir mis en place un Collège pour une majorité de Talentueux (95% des élèves) ainsi qu’une élite (les 5%).
 
 
 

Un point carte et un point parcours scolaire…

 

 
 

Un point sur l’éducation en 2053

 

Le système social de tous les pays a été internationalisé, mais il y a toujours quelques cas à part : les pays les plus récalcitrants sont en général ceux qui ont été les moins touchés par les catastrophes de 2042. Ils ont du mal à se plier au système de pensée « international » et « uni », et profitent de la moindre occasions pour se démarquer. Ils rassemblent les grandes puissances mondiales pré-catastrophiques : les États-Unis, qui d’ailleurs ont proclamé leur intention de ne pas se mêler aux décisions d’ordre mondial, quelques pays de l’Ouest de l’Europe (notamment la Frandeusch, le Royaume-Uni et l’APN), la Russie (qui est en fait seulement l’Ouest de la Russie, resté la Russie tandis que l’Est, après une guerre civile en 2027-2029, est retourné à l’URSS), et l’UPA (surtout les parties qui correspondent à ce qu’étaient le Japon, la Chine et l’Inde).

 

Dans le cadre de l’éducation, ce sont, sans surprise, la FranDeusch, l’Italie, la Russie (vous noterez que ce sont ceux examinés dans les articles, pour qu’il n’y ait pas de contradictions) et l’URSS qui ont, encore une fois, refusés de se plier au système scolaire international. Cependant, c’est du côté de ceux qui l’acceptent qu’il y a des surprises : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’APN et l’ UPA, tous pourtant opposés au système unifié, s’y sont pliés… cette fois-ci. Peut-être ont-ils reconnu que créer un programme scolaire axé autour de la préservation de l’environnement et l’épanouissement des jeunes était une priorité qui dépassait de loin les questions économiques qui, comme nous le savons trop bien, posent des problèmes à tous les pays. Cependant, cela s’éloigne du sujet.
Ici, nous examinons seulement le système international, car examiner tous les cas à part serait long et fastidieux.

 

L’école est obligatoire de 3 à 19 ans.
Les emplois du temps sont organisés par semaines (et pas d’histoires de semaine paire/impaire).
Les redoublements ou sauts (très français) de classes sont extrêmement rares, et seulement sur demande expresse du Directeur de l’établissement, la décision étant alors irrévocable.
Bien sûr, on peut passer d’une filière à l’autre, ou même d’un Secondaire à un collège en dehors de l’année désignée (fin de Secondaire), mais encore une fois, c’est extrêmement rare.

 

Il n’y a ici aucune mention des tests (Brevet, Baccalauréat pré-catastrophiques, ou autres) au cours de la scolarité, puisqu’ils sont différent, avec des noms différents, pour chaque filière. Seuls deux sont communs : Le Test de Connaissances Générales (TCG) en fin de Jardin* et le Test d’Aptitude au Travail (TAT), aussi appelé Contrôle, à 18 ans. Ce dernier s’assure que chaque enfant (d’ailleurs devenu adulte) sera capable de trouver une place dans la société. Il s’accompagne d’un test psychologique vérifiant que le profil psychologique et les choix professionnels d’un individu s’accordent. En général, ils s’accordent, et alors le jury donne son approbation à l’élève et lui propose un poste dans la vie de société à la fin de ses études. L’élève est libre de l’accepter ou de le refuser. En général, ceux en Formation ou ne rentrant pas en Facultative l’acceptent et ceux terminant leurs études plus tard ne se prononcent pas. Cependant, ils ont tendance à prendre effectivement ce poste 4, 6 ou 9 ans plus tard, à la fin de leurs études. Grâce à ce système, il y a très peu de chômage, conformément aux idéaux post-catastrophiques.

 
 

*Tout d’abord, un « Jardin » de 3 à 8 ans : sorte de maternelle, mais axée sur la conscience écologique et sociale des enfants. Elle est séparée en deux parties : les Classes de Préparation (CP) : langage et énonciation, respect de l’autre, des adultes et de la nature, etc… qui dure jusqu’aux 5 ans de l’enfant, puis les Classes Intensives (CI), qui sont plus axées sur le travail, l’analyse, l’intellectuel. Durant ces classes intensives émergent deux groupes : les meilleurs élèves et les moins bons. En général, 25% d’une classe fait partie des meilleurs et le reste non.

 

À la fin du Jardin, les meilleurs élèves partent dans une Transition de deux ans, où ils doivent choisir une filière entre Écologie, Social, Langues, Études (filière assez scientifique) et Autorité. En fait, il y a très peu de différences entre les filières : toutes introduisent l’écologie intensive, l’histoire, le rejet des systèmes capitalistes ou polluants, la botanique, les sciences naturelles, mais aussi les sciences spatiales. Ce système pose sur les épaules des élèves une première responsabilité, et les « classe » plus ou moins entre personnes qui ont les mêmes intérêts, pour faciliter la création de groupes d’amis. Malheureusement, cela rend aussi plus difficile l’intégration des nouveaux à partir de la Transition. Après la Transition, les élèves rentrent au Collège. Le Collège dure 6 ans (jusqu’au 16 ans des élèves). Les filières ne sont plus séparées, puisque les classes sont composées de toutes les filières (autant que les emplois du temps différents le permettent). On change donc de camarades de classe selon la matière. Il s’agit de Collèges Spécialisés, avec cours de Talents (pour les Talentueux) ou langues approfondies (niveau bilingue, voir trilingue à la fin de la troisième) pour les autres (toutes les langues, de l’espéranto à un dialecte perdu du Cameroun, doivent être disponibles). On y est admis sur dossier, que ce soit pour les Talentueux ou pour les autres, et exceptionnellement sur concours (voir plus bas). Ces Collèges contiennent à peu près 15-20% de Talentueux, 75% d’admis sur dossier et environ 5% d’admis sur concours. Après le Collège, les élèves rentrent dans des Lycées Spécialisés, en général rattachés aux Collèges. Ces Lycées durent quatre ans. Les élèves en sortent donc à 20 ans, puis partent dans une Écolière qui dure 7 ans. Du Jardin au diplôme de fin d’Écolière, les meilleurs élèves ont donc 24 ans d’études au total.

 

Les moins bons élèves rentrent, eux, directement dans un Secondaire, une sorte de collège qui dure 6 ans, donc jusqu’aux 14 ans des élèves. Ce Secondaire aussi utilise les filières, seulement elles sont différentes : Manuel, Informatique et Études (la seule filière commune avec la Transition, elle regroupe en fait tous les élèves un peu « intellectuels »). Ces filières sont très séparées : il y a au moins un Secondaire par filière dans chaque région (on est donc dans un établissement qui ne contient QUE des gens de sa filière). Après la Secondaire, les élèves choisissent s’ils continuent sur une Formation : 5 ans de formation à un métier de leur choix. Le meilleur élève choisit le premier parmi une liste de métiers proposés par l’établissement, puis le second, et ainsi de suite. Ils sortent donc de leur Formation à 19 ans et s’engagent directement dans la vie active. Ils peuvent aussi tenter leur chance pour rentrer dans un Collège (sur concours) et, s’ils y arrivent, enchainent sur le Lycée Spécialisé de leur Collège, puis dans une Écolière, et en sortent donc à 27 ans aussi. Ou alors, ils peuvent rentrer dans un Lycée Moderne, qui dure quatre ans, puis enchainent sur une Facultative qui dure entre 4 et 6 ans. Comme son nom l’indique, la Facultative n’est pas obligatoire, mais la plupart des élèves d’un Lycée Moderne y entrent quand même pour s’assurer un futur. Ils en sortent donc entre 22 et 24 ans, après 19 à 21 ans d’étude.

 

On parle ici seulement des collèges pour élèves non-Talentueux ou mixtes, puisque les Talentueux ne composent quand même qu’environ 5 % de la population. Cependant, il existe aussi des Systèmes (Jardins, Transitions, Collèges, Lycées et Écolières) de Talentueux (ST) très exclusifs, où les capacités intellectuelles des enfants sont mises au second plan et les meilleurs élèves sont ceux qui ont les pouvoirs les plus forts. Ces ST sont surtout mis en place dans les pays ou Unions gardant des traces du capitalisme pré-catastrophique, puisque c’est bien « la loi du plus fort ». Les établissements ST sont réputés très fermés, centrés sur eux-mêmes et en général peuplés d’élèves violents et pas toujours très intelligents. En effet, l’admission dans ces établissements étant automatique tant qu’on possède un Talent, c’est en général la « dernière chance » des moins bons élèves avec un Talent… Un peu comme les collèges et lycées privés pour les personnes moins intelligentes, mais issues de bonnes familles, aujourd’hui.

 

Les noms des classes :

 

Classe 1, Classe 2, Classe 3, Classe 4, Classe 5 (aussi ATCG : Année de Test de Connaissances Générales) pour le Jardin. On dit : « Je suis en Classe Un/Deux/Trois/etc. »

 

Premier Cours et Deuxième Cours pour la Transition. On dit : « Je suis en Premier/Deuxième », on ne dit pas « Cours ».

 

Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six pour le Secondaire. On dit : Je suis en Un/Deux/Trois/etc.
Neuvième, Huitième, Septième, Sixième, Cinquième, Quatrième pour les Collèges Spécialisés. Comme pour nous, on dit : « Je suis en Neuvième/Huitième/Septième/etc. »

 

Troisième, Seconde, Première (aussi ATAT : Année de Test d’Aptitude Au Travail), Terminale pour les Lycées Spécialisés. On dit « Je suis en Troisième/Seconde/Première/etc. »

 

Troisième, Seconde, Première, Terminale (aussi ATAT : Année de Test d’Aptitude Au Travail) pour les Lycées Modernes. On dit « Je suis en Troisième/Seconde/Première/etc. »

 

Première Année, Deuxième Année, Troisième Année, Quatrième Année (aussi ATAT : Année de Test d’Aptitude Au Travail), Cinquième Année pour la Formation. On dit « Je suis en Première Année/Deuxième Année/Troisième Année/etc. »

 

Dans les Écolières et les Facultatives, il n’y a pas de noms d’années, à part la dernière année d’études qui est tout simplement appelée « Dernière Année ». On dit : « Je suis en Dernière année. »

 

Attention, des classes ayant le même nom ne représentent pas le même âge qu’aujourd’hui en 2018, ou même en 2057 (ex : la Terminale est à 19 ans dans les Lycées Spécialisés et 18 dans les Modernes).

 
 

Dans 80% des pays il y a au moins 1 collège avec quelques talentueux. Les talentueux suivent, en général les mêmes cours que les collégiens sans talent. Le seul cours différent c’est la classe d’art : un cours de dessin pour les « normaux » et un cours de maîtrise de son talent pour les talentueux. Ce cours occupe 1 heure de la journée, il y en a 5 par semaine. Les professeurs de ces cours sont, obligatoirement, des talentueux. Une récente étude a démontré que le continent contenant le plus de talentueux est l’Amérique (42%). Pourquoi ? Car après la grande série de catastrophes, les rescapés ont migré vers l’Amérique. L’organisme de ces rescapés a été légèrement modifié (généralement pas assez pour développer un talent). Les enfants qui ont un talent ont obligatoirement des parents talentueux. Logiquement, dans une centaine d’années, les talentueux représenteront deux fois plus de personnes que dans la population mondiale actuelle (environ 10%, pour 2 à 5% maintenant).

 

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